Réflexion (5) : C’est dur d’être végan.e ?

Coucouuuu ! C’est assez rare que je publie des articles réflexion pendant l’année scolaire, étant donné que mon cerveau est, la majorité du temps, en pleine ébullition et angoissé par tout un tas de choses. Néanmoins, ayant eu du temps pour réfléchir durant le confinement, j’ai eu le temps de réfléchir à certaines choses concernant le véganisme, que je voulais vous partager ici.

Attention, parenthèse importante avant toute chose : je ne prétends en aucun cas que cet article soit exhaustif. Il s’agit – comme son titre l’indique – d’une réflexion personnelle. D’autre part, lorsque je critique les personnes non-véganes, ceci est à rélativiser svp : je ne parle en aucun cas des personnes ayant des problèmes de santé ou des troubles du comportement alimentaire, les obligeant à consommer des produits animaux, ni des personnes dans des situations très précaires qui n’ont pas forcément toujours le luxe de choisir ce qu’elles mangent. Mon but n’est pas de culpabiliser qui que ce soit, simplement de vous partager mon point de vue et mon ressenti sur la question :). Fin de la parenthèse. Lire la suite

Réflexion (4) : Des fêtes de fin d’année sans cruauté ?

Les fêtes de fin d’année, que ce soit Noël ou le nouvel an, sont une occasion pour se retrouver avec sa famille, ses ami.e.s, avec nos proches, les gens qu’on aime, de cuisiner ensemble, de s’offrir des cadeaux, de rester au chaud et de manger de bonnes choses pour celleux qui en ont la chance. Pourtant, les fêtes de in d’années, et là je ne vous apprend rien, riment aussi avec « viande ». Avec « huîtres », « crustacés », « pâté », « foie gras », avec « saucisson », avec « dinde », « chapon », et tout un tas d’autres « mets » que je ne cite pas car je n’ai même pas ici envie de me creuser les méninges pour lister ces animaux par millions que l’on tue et que l’on sert pour les fêtes en les appelant par des noms tous plus adoucis les uns que les autres. Lire la suite

Réflexions (2) : s’excuser d’être végan.e ?

Aujourd’hui je vous retrouve avec un petit article réflexion, ça faisait longtemps!

Ça fait un petit moment que je réfléchis au fait qu’en société, et en présence d’autres personnes, les vegans, en minorité, se trouvent en permanence en position de se justifier, ou se sentent mal par rapport à leur choix lorsqu’ils sont entourés d’autres personnes. Je me suis donc dit que j’allais pousser un petit coup de gueule à propos de ça.

Il s’agit du fait que, la plupart du temps, quand je dis ou que les gens se rendent compte que je suis végane, ils se braquent ou alors vont chercher touuuus les arguments possibles et imaginables pour me montrer par A + B que j’ai tord et que c’est eux qui ont raison. Si cela ne s’arrêtait qu’à là bon…. Mais pire, la plupart du temps, certaines personnes (pas toutes encore une fois, heureusement) vont jusqu’à nous REPROCHER d’être végan.e ! Que ce soit implicitement ou explicitement, ils et elles vont utiliser des expressions, raconter des histoires ou tout faire pour rabaisser nos engagements, notre façon de manger et de vivre. Ceci arrive également aux personnes végétariennes, même si je suppose que cela se fait dans une moindre mesure vu que leur engagement est perçu moins « radical » et donc mieux accepté (et encore, ce n’est pas du tout toujours le cas mais je m’attarderait pas là-dessus).

Ainsi, même si les gens tentent de le cacher (ou pas), on va avoir le droit quand on arrive à table à des soufflements, des remarques du genre « t’as quelque chose à nous reprocher » quand je regarde les gens manger de la viande. Alors déjà : oui. J’ai quelque chose à vous reprocher, et pourtant !!!! Je me contiens la plupart du temps, et je pourrais être beaucoup plus explicite dans mes revendications (ça viendra avec le temps, ne vous inquiétez pas) car c’est parfois dur d’être seule contre quatre personnes ou beaucoup plus parfois, à trouver les arguments ou à se « défendre ». Vous voyez, même là j’utilise le mot me « défendre » alors que ? Ce sont bien les gens qui tuent les animaux qui devraient avoir à se justifier et à se défendre non ?

Pourquoi moi, qui ait choisi d’épargner la vie d’animaux, de leur épargner la maltraitance et la souffrance, je devrais avoir à me justifier ? Pourquoi devrais-je me sentir mal rien qu’une seule seconde face à des gens qui tuent par simple plaisir gustatif et sans aucune obligation ? Je vous le demande.

Si quelqu’un doit se remettre en question et se sentir éventuellement mal à l’aise ce sont bien les gens qui mangent des animaux, qui les tuent, les violent, les maltraitent, sans même s’en soucier une seconde, sans même penser une seconde à la mort, au sang, à la souffrance, à la violence, à la vie qui a été arrachée, ou même au désastre climatique engendré par l’élevage.

Les personnes véganes ou végétariennes ont réussi à ouvrir les yeux, regarder la réalité en face et passer le pas, que ce soit en réduisant notre consommation, en devenant végétarien.ne.s ou végan.e.s. Nous réussissons chaque jour à vivre, à nous régaler, à être parfaitement heureux.se.s (lol) en faisant souffrir le moins d’animaux possible. Et nous en sommes fièr.e.s, nous n’avons pas à nous en cacher. Et nous sommes BEAUCOUP dans cette démarche.

Je vois les regards, j’entends les sous-entendus, je lis entre les lignes : je sais qu’on me reproche d’être végane et mon tord est de ne pas savoir m’imposer davantage, ne pas savoir trouver les bons arguments au bon moment.

J’apprends de plus en plus, à m’assumer, à argumenter, à ne pas me sentir mal quand je suis entourée de personnes non véganes. Et même si ça fait presque un an que je suis végane, j’ai toujours du mal à m’assumer, dans des repas de famille, à simplement dire que je le suis quand je suis seule entourée de personnes que je ne connais pas, des collègues, des connaissances : et ceci n’est PAS normal. Nous n’avons pas à nous excuser, ni à nous justifier. Nous n’avons pas à avoir honte de nos choix, même devant un public de 500 personnes ou plus. Nous n’avons pas à nous remettre en question une seule seconde, sur ce sujet.

Alors attention, je ne fais pas de généralité dans cet article. Certaines personnes mangeant encore des animaux sont dans une démarche où ils s’intéressent réellement au véganisme, tentent de réduire leur consommation de produits d’origine animale, de cuisiner autrement, et je les applaudis, réellement (là n’est pas le débat). J’ai dans mon entourage des personnes qui sont très compréhensives (même si je ne devrais pas utiliser ce mot car là encore, cela revient à me justifier, par rapport à une « norme » qui ne devrait pas être). Certaines personnes ne nous reprochent pas intentionnellement ou explicitement nos choix et notre manière de vivre, certaines « acceptent » (?!) même très bien cela, et heureusement.

Mes parents me cuisinent des plats vegans, ma famille fait désormais attention à choisir des restaurants avec des options véganes… C’est une grande avancée ! Mais je sais que le fait que je le sois est encore mal perçu par certain.e.s car rien que de me voir manger, cela instaure un malaise, une contradiction entre pensée et action… Et oui, cela s’appelle la dissonance cognitive :))

Si vous êtes végan.e.s ou végétarien.ne.s, ou si vous souhaitez le devenir, par pitié, ne vous sentez pas mal et ne vous excusez jamais de l’être. Je le dis aussi pour moi, ne reculez pas et ne vous sentez pas obligés de sans cesse devoir rendre des comptes ou justifier vos choix. Ce n’est pas à vous de vous justifier, ce n’est pas à vous de vous sentir mal. Et si les gens ont un problème avec votre engagement, qu’ils se moquent on se tentent même pas de comprendre réellement votre démarche et vos motivations… qu’ils aillent se faire voir, clairement.

Alors, oui aux débats d’idées qui soient réellement constructifs, à la transmission d’information, mais

non aux remises en question injustifiées Lire la suite