Les indispensables à avoir dans son placard pour manger vegan simplement

Saluuut ! J’espère que vous allez tout.e.s bien en cette semaine dernière semaine d’été. Il y a quelque jour, j’ai recommencé à vivre à Lille, et donc à acheter ma propre nourriture et faire mes propres courses. Comme j’ai du vraiment acheter les basiques que j’utilise pour cuisiner, je me suis dit que c’était une très bonne occasion pour vous montrer ce qu’il faut avoir dans sa cuisine pour cuisiner facilement de bonnes choses véganes (après ça vous n’aurez PLUS d’excuse niahahah). Lire la suite

Réflexion (5) : C’est dur d’être végan.e ?

Coucouuuu ! C’est assez rare que je publie des articles réflexion pendant l’année scolaire, étant donné que mon cerveau est, la majorité du temps, en pleine ébullition et angoissé par tout un tas de choses. Néanmoins, ayant eu du temps pour réfléchir durant le confinement, j’ai eu le temps de réfléchir à certaines choses concernant le véganisme, que je voulais vous partager ici.

Attention, parenthèse importante avant toute chose : je ne prétends en aucun cas que cet article soit exhaustif. Il s’agit – comme son titre l’indique – d’une réflexion personnelle. D’autre part, lorsque je critique les personnes non-véganes, ceci est à rélativiser svp : je ne parle en aucun cas des personnes ayant des problèmes de santé ou des troubles du comportement alimentaire, les obligeant à consommer des produits animaux, ni des personnes dans des situations très précaires qui n’ont pas forcément toujours le luxe de choisir ce qu’elles mangent. Mon but n’est pas de culpabiliser qui que ce soit, simplement de vous partager mon point de vue et mon ressenti sur la question :). Fin de la parenthèse. Lire la suite

Réflexion (4) : Des fêtes de fin d’année sans cruauté ?

Les fêtes de fin d’année, que ce soit Noël ou le nouvel an, sont une occasion pour se retrouver avec sa famille, ses ami.e.s, avec nos proches, les gens qu’on aime, de cuisiner ensemble, de s’offrir des cadeaux, de rester au chaud et de manger de bonnes choses pour celleux qui en ont la chance. Pourtant, les fêtes de in d’années, et là je ne vous apprend rien, riment aussi avec « viande ». Avec « huîtres », « crustacés », « pâté », « foie gras », avec « saucisson », avec « dinde », « chapon », et tout un tas d’autres « mets » que je ne cite pas car je n’ai même pas ici envie de me creuser les méninges pour lister ces animaux par millions que l’on tue et que l’on sert pour les fêtes en les appelant par des noms tous plus adoucis les uns que les autres. Lire la suite

Réflexions (3) : déjà un an !!

C’est en septembre 2018 que j’ai pris la décision de devenir végane, après plus d’un an de végétarisme, et plusieurs mois de casi véganisme… J’ai enfin sauté le pas il y a un an. Je ne reviendrai pas dans cet article sur les motivations qui m’ont conduit à le devenir (si ça vous intéresse, cela pourra faire l’objet d’un autre article), mais je voulais simplement faire un petit bilan (en me focalisant sur mon ressenti personnel, même si on est bien d’accord, le plus important ici c’est que les animaux ne meurent pas) 🙂

Tout d’abord, je suis devenue végane pour les animaux et je vis désormais avec le repos moral de savoir que le fait que je vive fasse souffrir un minimum d’animaux et leur inflige un minimum de souffrance… C’est apaisant et en accord avec ce que je souhaite et mes convictions. Et ça me rend profondément heureuse. 

Alors oui, on ne va pas se mentir, être vegan n’est pas toujours facile : particulièrement quand on est dans la campagne et que la seule chose végane qu’on trouve dans les restaurants est à la limite DES FRITES (si elles ne sont pas cuites dans la graisse de boeuf…). Ce n’est pas facile quand on vit quatre mois chez ses parents qui mangent de la viande à chaque repas et qu’on a une soeur qui critique sans cesse les véganes, qui pose des questions exprès pour blesser. Ce n’est pas facile quand on a la flemme de préparer à manger, comme ce qui m’arrive depuis quatre mois. Tout n’est pas rose tous les jours : je me prends plein de remarques de mes ami.e.s, de ma famille. C’est parfois dur de s’assumer devant des inconnu.e.s ou même devant des personnes qu’on connait. C’est parfois dur de répondre aux questions. C’est parfois dur de trouver la motivation de se cuisiner un plat pour soi tout seul alors que les autres mangent tous des saucisses au barbecue.

Et pourtant !!! et pourtant c’est possible, je suis encore vivante, en bonne santé, en forme, je cours 7 km deux fois par semaine, je fais de la musculation, je marche beaucoup. Je suis toujours en vie, en bonne santé et je ne manque pas particulièrement d’énergie (pas plus qu’avant lol).

Bref, je n’avais pas envie de faire un article pour qu’on me dise bravo, du tout du tout. Je voulais écrire cet article pour montrer que oui, c’est possible. Il y a trois ans encore je mangeait de la viande, en grande quantité. J’aimais ça, et contrairement à certaines choses que j’entends dire souvent : NON, personne n’est prédestiné à devenir vegan, NON personne n’aurait pu dire à l’avance que j’allais le devenir.

Si je suis devenue végane et que ça fait un an que je ne mange produits animaux tout le monde peut au moins réduire sa consommation de viande. Chacun.e peut prendre conscience de ce que la consommation de viande implique. Je suis consciente d’avoir été privilégiée dans le sens où j’ai vécu deux ans à Lille dans une ville très vegan friendly, que j’ai eu la chance d’avoir près de mon appart des épiceries spécialisée, des restaurants vegans peu chers et hyper bons, ce qui a beaucoup aidé. J’aime également beaucoup cuisiner, ce qui facilite aussi grandement les choses, et mon état de santé me permet de pouvoir adopter l’alimentation que je souhaite.

A vrai dire, la chair animale ne me manque aucunement. Et même si je me suis rapidement séparée du goût des oeufs et j’ai réussi à reproduire des recettes avec des ingrédients végétaux (des omelettes, des oeufs brouillés…). Au début c’était dur, surtout de ne plus pouvoir mettre de fromage fondant sur mes pâtes, ou de ne plus pouvoir mettre de mozzarella sur mes tartes… Mais bon après j’ai vite compris que j’habitais à Lille et que j’avais la chance d’avoir juste à côté une épicerie 100% végane qui vendait une multitude de faux-mages (râpés ou en bloc). En devenant végétarienne puis végane, j’ai pu découvrir tellement de saveurs, goûter tellement de nouveaux légumes, de nouvelles épices, de nouvelles

combinaisons… J’ai inventé tellement de recettes… J’ai appris à aimer et tester de nouveaux aliments sans cesse… Et c’est juste génial. Lire la suite

Réflexions (2) : s’excuser d’être végan.e ?

Aujourd’hui je vous retrouve avec un petit article réflexion, ça faisait longtemps!

Ça fait un petit moment que je réfléchis au fait qu’en société, et en présence d’autres personnes, les vegans, en minorité, se trouvent en permanence en position de se justifier, ou se sentent mal par rapport à leur choix lorsqu’ils sont entourés d’autres personnes. Je me suis donc dit que j’allais pousser un petit coup de gueule à propos de ça.

Il s’agit du fait que, la plupart du temps, quand je dis ou que les gens se rendent compte que je suis végane, ils se braquent ou alors vont chercher touuuus les arguments possibles et imaginables pour me montrer par A + B que j’ai tord et que c’est eux qui ont raison. Si cela ne s’arrêtait qu’à là bon…. Mais pire, la plupart du temps, certaines personnes (pas toutes encore une fois, heureusement) vont jusqu’à nous REPROCHER d’être végan.e ! Que ce soit implicitement ou explicitement, ils et elles vont utiliser des expressions, raconter des histoires ou tout faire pour rabaisser nos engagements, notre façon de manger et de vivre. Ceci arrive également aux personnes végétariennes, même si je suppose que cela se fait dans une moindre mesure vu que leur engagement est perçu moins « radical » et donc mieux accepté (et encore, ce n’est pas du tout toujours le cas mais je m’attarderait pas là-dessus).

Ainsi, même si les gens tentent de le cacher (ou pas), on va avoir le droit quand on arrive à table à des soufflements, des remarques du genre « t’as quelque chose à nous reprocher » quand je regarde les gens manger de la viande. Alors déjà : oui. J’ai quelque chose à vous reprocher, et pourtant !!!! Je me contiens la plupart du temps, et je pourrais être beaucoup plus explicite dans mes revendications (ça viendra avec le temps, ne vous inquiétez pas) car c’est parfois dur d’être seule contre quatre personnes ou beaucoup plus parfois, à trouver les arguments ou à se « défendre ». Vous voyez, même là j’utilise le mot me « défendre » alors que ? Ce sont bien les gens qui tuent les animaux qui devraient avoir à se justifier et à se défendre non ?

Pourquoi moi, qui ait choisi d’épargner la vie d’animaux, de leur épargner la maltraitance et la souffrance, je devrais avoir à me justifier ? Pourquoi devrais-je me sentir mal rien qu’une seule seconde face à des gens qui tuent par simple plaisir gustatif et sans aucune obligation ? Je vous le demande.

Si quelqu’un doit se remettre en question et se sentir éventuellement mal à l’aise ce sont bien les gens qui mangent des animaux, qui les tuent, les violent, les maltraitent, sans même s’en soucier une seconde, sans même penser une seconde à la mort, au sang, à la souffrance, à la violence, à la vie qui a été arrachée, ou même au désastre climatique engendré par l’élevage.

Les personnes véganes ou végétariennes ont réussi à ouvrir les yeux, regarder la réalité en face et passer le pas, que ce soit en réduisant notre consommation, en devenant végétarien.ne.s ou végan.e.s. Nous réussissons chaque jour à vivre, à nous régaler, à être parfaitement heureux.se.s (lol) en faisant souffrir le moins d’animaux possible. Et nous en sommes fièr.e.s, nous n’avons pas à nous en cacher. Et nous sommes BEAUCOUP dans cette démarche.

Je vois les regards, j’entends les sous-entendus, je lis entre les lignes : je sais qu’on me reproche d’être végane et mon tord est de ne pas savoir m’imposer davantage, ne pas savoir trouver les bons arguments au bon moment.

J’apprends de plus en plus, à m’assumer, à argumenter, à ne pas me sentir mal quand je suis entourée de personnes non véganes. Et même si ça fait presque un an que je suis végane, j’ai toujours du mal à m’assumer, dans des repas de famille, à simplement dire que je le suis quand je suis seule entourée de personnes que je ne connais pas, des collègues, des connaissances : et ceci n’est PAS normal. Nous n’avons pas à nous excuser, ni à nous justifier. Nous n’avons pas à avoir honte de nos choix, même devant un public de 500 personnes ou plus. Nous n’avons pas à nous remettre en question une seule seconde, sur ce sujet.

Alors attention, je ne fais pas de généralité dans cet article. Certaines personnes mangeant encore des animaux sont dans une démarche où ils s’intéressent réellement au véganisme, tentent de réduire leur consommation de produits d’origine animale, de cuisiner autrement, et je les applaudis, réellement (là n’est pas le débat). J’ai dans mon entourage des personnes qui sont très compréhensives (même si je ne devrais pas utiliser ce mot car là encore, cela revient à me justifier, par rapport à une « norme » qui ne devrait pas être). Certaines personnes ne nous reprochent pas intentionnellement ou explicitement nos choix et notre manière de vivre, certaines « acceptent » (?!) même très bien cela, et heureusement.

Mes parents me cuisinent des plats vegans, ma famille fait désormais attention à choisir des restaurants avec des options véganes… C’est une grande avancée ! Mais je sais que le fait que je le sois est encore mal perçu par certain.e.s car rien que de me voir manger, cela instaure un malaise, une contradiction entre pensée et action… Et oui, cela s’appelle la dissonance cognitive :))

Si vous êtes végan.e.s ou végétarien.ne.s, ou si vous souhaitez le devenir, par pitié, ne vous sentez pas mal et ne vous excusez jamais de l’être. Je le dis aussi pour moi, ne reculez pas et ne vous sentez pas obligés de sans cesse devoir rendre des comptes ou justifier vos choix. Ce n’est pas à vous de vous justifier, ce n’est pas à vous de vous sentir mal. Et si les gens ont un problème avec votre engagement, qu’ils se moquent on se tentent même pas de comprendre réellement votre démarche et vos motivations… qu’ils aillent se faire voir, clairement.

Alors, oui aux débats d’idées qui soient réellement constructifs, à la transmission d’information, mais

non aux remises en question injustifiées Lire la suite

Réflexions (1): le véganisme, une privation ?

Bon, ça fait pas mal de temps que je voulais commencer une nouvelle catégorie d’articles, mais j’avoue que la crainte que le contenu ne soit pas assez intéressant me freinait. Maintenant que je suis en vacances, posée, avec du temps pour réfléchir et pour écrire, plus rien ne me retiens et je viens donc vous partager aujourd’hui mes réflexion à propos du véganisme.

C’est une catégorie d’articles qui comporteront moins de photos, et seront peut être moins travaillés sur la forme mais qui seront plus profonds et qui auront un fond qui, j’espère, vous interpellera. Dans ce premier article, j’ai envie de répondre à une remarque qui m’est souvent faite, plus ou moins explicitement, et qui consiste à dire que le véganisme est une contrainte, voire même une privation. Cette remarque transparaît à travers les propos des personnes autour de moi, des personnes à qui je dis que je suis végane ou alors des personnes non véganes avec qui j’ai pu avoir des discussions plus ou moins approfondies sur le véganisme. Il me semblait donc important de dire ce que je pensais de cela, afin que les choses soient claires et qu’elles vous fassent peut-être avancer dans votre réflexion.

Le véganisme, un choix réfléchi qui résulte de convictions

Alors, tout d’abord, il faut souligner et rappeler que le fait d’être végane résulte bel et bien d’un choix réfléchi, auquel je pense depuis plusieurs années, qui est construit et qui s’appuie sur des études scientifique, un ressenti personnel, des informations avérées, des reportages, des articles, des vidéos, des sites, des personnes que j’admire. Bref, de tout un tas de choses qui font qu’à un moment, je ne peux plus supporter le décalage entre mes convictions, et mon comportement alimentaire. Donc oui, c’est avant tout une revendication politique : il faut croire que certaines personnes font passer ce en quoi il croient avant même le goût que leur font ressentir leurs papilles… Incroyable hein ?!

L’alimentation végétalienne est d’une richesse infinie

Les personnes qui viennent me questionner ou qui saisissent comme argument contre le véganisme, qu’être vegan résulte d’une privation ou d’une contrainte… sont, je pense, des personnes très peu renseignées sur l’alimentation végétalienne et sur l’alimentation végétale en générale. Je pense par exemple à une personne qui avait demandé à ma maman si je « tenais bon dans mon régime ». Euh, alors. Je trouve le terme régime bien trop stricte car il renvoie à une contrainte, à une privation de nourriture dans l’imaginaire collectif, avec pour objectif de maigrir, ce qui dépolitise absolument ce terme. Donc STOP : véganisme n’est pas égal à régime. Véganisme = choix politique et revendication ou choix de vie, et alimentation végétale = diversité, découverte, saveurs, équilibre.

L’alimentation végétalienne est d’une richesse absolue. On peut prendre comme illustration par exemple, les nombreux comptes Instagram, blogs ou chaînes Youtube qui proposent des recettes toujours plus variées (soit dit en passant, si un article sur mes chaînes youtube et blogs vegans préférés vous intéresse faites-le moi savoir !). Le végétalisme pousse à toujours tester de nouveaux ingrédients, goûter de nouvelles saveurs, découvrir de nouveaux fruits et légumes, repousser les limites de ce qu’on pensait aimer ou ne pas aimer au niveau de nos goûts… Qui aurait songé à réaliser une mousse au chocolat (absolument délicieuses soit dit en passant) en utilisant le jus de cuisson des pois chiches ? Qui aurait eut l’idée d’utiliser des graines de chia en guise de liant dans un cake ? Qui aurait pensé à préparer du saumon fumé avec des carottes et de la sauce soja ?Ne pas manger de produits animaux pousse justement, non pas à se contenter d’une assiette à moitié vide et fade, mais de la remplir de mets exquis et 100% végétaux.

Alors CERTES je ne mange plus de viande, de poisson, d’œufs ou de fromage mais lorsque je mangeais de la viande, je n’aimais que très très peu de choses et je mangeais souvent des pâtes à la sauce tomate et au jambon, des sandwichs basiques, le fameux combo poulet/frites… Devenir végane m’a fait découvrir TELLEMENT de produits et fait aimer tellement de légumes… Les possibilités de préparations sont énormes. J’aime désormais à peu près tout, j’ai découvert

toutes les légumineuses Lire la suite